Le 4 septembre, le président Alberto Fernández a établi, par le biais du décret 721/2020, la création d'un quota de travail pour les travestis, transsexuels et transgenres dans le secteur public national, par lequel il est garanti qu'un pourcentage d'au moins 1% des postes du personnel doit être attribué aux personnes mentionnées, lorsqu'elles remplissent les conditions d'aptitude pour celles-ci, dans l'une des modalités d'embauche actuelles.
Cette mesure est conforme aux engagements internationaux pris par l'État national dans le domaine de la protection des droits de l'homme, ainsi qu'aux recommandations et aux déclarations des différents organes du Système universel de protection des droits de l'homme, du Système interaméricain des droits de l'homme, des organes de contrôle et des organes juridictionnels sur la protection du collectif LGTBI contre toute forme de discrimination et la garantie de la pleine jouissance de leurs droits.
C'est également une initiative qui cherche à transformer le schéma structurel d'inégalité qui perpétue l'exclusion des travestis, des transsexuels et des transgenres, qui malgré des avancées normatives significatives, telles que la loi sur l'identité de genre, continuent à avoir des difficultés à jouir de l'exercice effectif du droit à la santé, à l'éducation, à un logement décent, à des conditions de travail équitables et satisfaisantes, ainsi qu'à la protection contre le chômage, sans aucune discrimination.
À cet égard, ce décret détermine que l'exigence d'un niveau d'études complet ne peut pas être un obstacle à l'entrée et au maintien dans l'emploi, de sorte que si les candidats à un emploi ne terminent pas leurs études, ils seront autorisés à entrer à la condition de terminer le(s) niveau(x) d'études manquant(s) et de le(s) terminer. Cette disposition tient compte de la chaîne d'exclusion et de discrimination dont souffrent les travestis, les transsexuels et les transgenres depuis l'enfance et vise donc à y remédier en garantissant simultanément l'accès à l'emploi et à l'éducation.
En outre, le ministère de la femme, du genre et de la diversité sera chargé de former les autorités et le personnel du pouvoir exécutif national afin de garantir que l'inclusion dans les emplois du secteur public national se fasse dans des conditions de respect de l'identité et de l'expression de genre des personnes, ainsi que de la création du registre des travestis, transsexuels et/ou transgenres qui aspirent à travailler dans le secteur public national et de l'unité de coordination interministérielle, afin de mettre pleinement en œuvre et de contrôler la mesure.
Grâce à la création d'un quota de travail pour les transsexuels et les travestis dans le secteur public national, l'Argentine est à nouveau à l'avant-garde de l'expansion et de la protection des droits du collectif LGTBI, en promouvant l'égalité et la dignité de ceux qui sont en situation de plus grande vulnérabilité afin de construire une société plus juste et sans discrimination.
Une copie du décret ci-dessus peut être trouvée sur le lien suivant : https://www.boletinoficial.gob.ar/detalleAviso/primera/234520/20200904