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MALVINAS: Communiqué de presse 3 Janvier 2020

"Le 3 janvier 1833, les îles Malvinas, partie intégrante du territoire national argentin, ont été occupées illégalement par des forces britanniques qui ont expulsé la population et les autorités argentines légitimement établies. La République Argentine a contesté immédiatement cet acte de force illégitime et n'y a jamais consenti. Tout au long des 187 annéess de cette usurpation qui perdure, elle a maintenu sa ferme revendication d'exercer sa souveraineté effective sur les archipels et les espaces maritimes de l'Atlantique Sud, jusqu'à aujourd'hui occupés par le Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord.
 
La République Argentine a également toujours condamné les activités unilatérales d'exploration et d'exploitation des ressources naturelles renouvelables et non renouvelables dans les espaces maritimes argentins illégalement occupés et qui, s'ajoutant à la présence militaire britannique continue dans l'Atlantique Sud, violent des Résolutions des Nations Unies et ont suscité des expressions d'inquiétude et de condamnation de la part de la communauté internationale.
 
La République Argentine réaffirme à nouveau ses droits de souveraineté imprescriptibles sur les îles Malvinas, Géorgie du Sud et Sandwich du Sud et les espaces maritimes environnants, en tant que partie intégrante de son territoire national.  

La récupération de l'exercice effectif de notre souveraineté sur les îles Malvinas, Géorgie du Sud et Sandwich du Sud et les espaces maritimes environnants, conformément au droit international et dans le respect du mode de vie de leurs habitants, constitue un objectif permanent et inaliénable du peuple argentin, consacré par sa Constitution nationale.

Les Nations Unies reconnaissent l'existence d'un différend entre les Gouvernements de la République Argentine et du Royaume-Uni concernant la souveraineté sur les iles Malvinas et donne le mandat de reprendre les négociations bilatérales afin de trouver une solution pacifique, tout en respectant les intérêts des habitants des îles.

L'appel de la Communauté internationale relatif à la nécessité de reprendre les négociations bilatérales pour régler le différend de souveraineté a été consacré par la Résolution 2065 (XX) de l'Assemblée générale des Nations Unies et a été réitéré par des résolutions ultérieures ainsi que par le consensus annuellement souscrit par les pays membres du Comité spécial de la décolonisation des Nations Unies.

Dans le même sens, de nombreuses déclarations émises par des forums multilatéraux, tels que l'OEA, le Groupe des 77 et la Chine, le Sommet ibéro-américain, la CELAC, l'UNASUR, le MERCOSUR, le PARLASUR, le Sommet Amérique du Sud-Afrique (ASA) et le Sommet Amérique du Sud-Pays Arabes (ASPA), ont demandé une reprise des négociations dans les plus brefs délais.
 
Lors de son récent discours d'investiture devant le Congrès, le Président Alberto Fernandez a réaffirmé comme politique d État, transcendant les lignes partisanes, la revendication de l'exercice de la souveraineté sur les les Malvinas. Il a également souligné qu'il « n y a plus de place pour le colonialisme au XXIème siècle ». Dans son discours, le Président a affirmé que la seule voie que connaît la démocratie argentine pour revendiquer son droit est celle de la diplomatie et de la paix.

A quelques mois de la commémoration du bicentenaire de la première fois que le drapeau national a été hissé sur les îles Malvinas, le 6 novembre 1820, l'Argentine réitère sa volonté de reprendre les négociations avec le Royaume-Uni dans le même esprit constructif qui a animé les deux pays au cours de presque deux décennies, après 1966, et qui les a menés à discuter de diverses formules de règlement du différend.  

A l'occasion de ce nouvel anniversaire de l'occupation illégale, le Gouvernement et le Peuple argentins réaffirment à nouveau leurs droits légitimes et imprescriptibles sur les îles Malvinas, Géorgie du Sud et Sandwich du Sud et les espaces maritimes environnants, et réitèrent leur volonté permanente et sincère de reprendre le processus de négociation bilatérale avec le Royaume-Uni, ce qui leur est demandé par la communauté internationale, afin de trouver une solution pacifique et durable au différend de souveraineté."